Les revêtements de sol et de mur

On désigne sous cette appellation un certain nombre de produits, souvent très différents les uns des autres, destinés à recouvrir la maçonnerie des murs et des sols d’une maison. Ils ont donc un rôle à la fois de protection et de décoration, et ils participent de ce fait à garantir la construction, mais aussi à assurer le confort d’habitation.  Cette double attribution (souvent négligée car on ne voit généralement que l’aspect décoratif du revêtement) rend le choix parfois délicat, une difficulté qui doit conduire à la prudence à l’heure de la décision.

Le choix du revêtement

Le choix d’un revêtement doit d’abord être effectué en fonction de l’utilisation de la pièce à laquelle il est destiné ou, à l’extérieur (façade), en fonction des contraintes subies par la maçonnerie.

C’est ainsi, par exemple, qu’on ne remplacera pas le carrelage d’une salle de bains par du parquet sous le prétexte que l’on n’aime pas avoir froid aux pieds; une telle décision conduirait à des infiltrations dans le parquet et, de ce fait, à une dégradation de la maçonnerie.

Sans aller jusqu’à cet extrême, on veillera à contrôler que les caractéristiques techniques du revêtement correspondent à l’usage qui en sera fait; ainsi, on choisira une moquette en tenant compterevetement sol directement du type de pièce à laquelle elle est destinée, une classification technique étant établie ici avec précision par l’Institut national du tapis, sous forme d’une lettre (T) associée à des chiffres (de 1 à 5), dans l’ordre croissant de résistance.

Les tapis portent également parfois des symboles d’usage et d’aptitude particuliers: robinet pour indiquer que la moquette convient pour une salle de bains, marches pour une moquette d’escalier, roulettes pour évoquer la possibilité d’y déplacer fréquemment des meubles équipés de la sorte.

Le même type de classification existe pour les revêtements «minces», c’est-à-dire pour les revêtements de sols plastiques (vinyle), par exemple.

Mais dans bien des cas, c’est au simple bon sens qu’il faudra faire appel, en ne plaçant pas un papier peint fragile, non lessivable, dans une salle de bains, par exemple, ou en ne disposant pas au sol un lourd carrelage dans une vieille maison, sans se soucier de l’accroissement de la charge qui peut en résulter (22 kg au m2, par exemple, pour un carrelage en grès cérame de 1 cm d’épaisseur).

Dans tous les cas, il est évident que l’on fera passer le critère esthétique au second plan, les impératifs de sécurité et de protection de la maçonnerie ou des structures porteuses de la maison devant primer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *